Crise du Covid-19 - L'impact sur Look-Vintage

 

Avant toute chose, j'espère que vous allez bien.

 

Loin de moi l'idée de vous donner des conseils avec cet article.
D'ailleurs, le mot "gérer" n'est pas idéal. Comment je "gère la crise".. En réalité je suis comme tout le monde, je ne gère absolument rien ! 
Comment je "vis la crise" aurait peut-être été mieux. Ou comment je "gère mon entreprise durant cette crise", à la limite.

Je viens surtout partager humblement et sincèrement avec vous mes pensées et un petit bout du quotidien de Look-Vintage durant cette période.

Comme vous le savez, le 14 mars au soir, le gouvernement a annoncé la fermeture de tous les commerces, et plusieurs semaines de confinement ont commencées.


Même pour celles et ceux qui s'y attendaient, comme moi, ce fut un choc. 

Mais aussi (pour ma part), un certain soulagement, car tenir un commerce ouvert et y accueillir nos clients, dans un contexte de pandémie aussi flou, fut difficile pour moi, sur les derniers jours. 


A l'annonce du gouvernement ce samedi soir là, malgré l'angoisse et l’incertitude quant à la suite et notamment vis à vis de la trésorerie, j'avoue avoir été heureuse et soulagée de me dire que la boutique allait être fermée jusqu'à nouvel ordre.

Protéger ma fidèle clientèle, et Emilia, ma salariée qui tient la boutique, était plus important.


Passée cette phase, il a fallu mettre en place pas mal de choses pour protéger mon entreprise, réfléchir à l'avenir, prévoir le pire, trouver des solutions et gérer les angoisses. 
Je vous en dis plus aujourd'hui sur ce que j'ai fais les dernières semaines, ainsi que toutes les réflexions qui me sont venues.

 

 

Mais aussi (pour ma part), un certain soulagement, car tenir un commerce ouvert et y accueillir nos clients, dans un contexte de pandémie aussi flou, fut difficile pour moi sur les derniers jours. 


A l'annonce du gouvernement ce samedi soir là, malgré l'angoisse et l’incertitude quant à la suite et notamment vis à vis de la trésorerie, j'avoue avoir été soulagée, au fond, de me dire que la boutique allait être fermée jusqu'à nouvel ordre.

Protéger ma fidèle clientèle, et Emilia, ma salariée qui tient la boutique, était plus important.


Passée cette phase, il a fallu mettre en place pas mal de choses pour protéger mon entreprise, réfléchir à l'avenir, prévoir le pire, trouver des solutions et gérer les angoisses. 
Je vous en dis plus aujourd'hui sur ce que j'ai fais les dernières semaines, ainsi que les réflexions qui me sont venues..

 

Afin d'éviter le pavé indigeste, je vais séparer cette newsletter en deux, ou en trois, selon mon degré de bavardage !
Aujourd'hui je vous raconte ce qui fut la première étape de ce confinement, dans un premier chapitre que j’appellerai  :

 

Branle-bas de combat pour activer les aides financières

 

Pour commencer, il a fallu se renseigner, envoyer des mails, passer des coups de fil, remplir des papiers, rappeler, compter, tenter de prévoir..
Quelles aides étaient accessibles à mon entreprise ? Que puis-je mettre en place pour maintenir ma trésorerie et nous payer toutes les trois à la fin du mois ?
(* toutes les trois = Emilia qui tient la boutique, Noëmie qui gère le site, et moi-même)

 

La première aide essentielle à laquelle j'ai eu droit, ce fut de placer mes deux salariées en chômage partiel. Le chômage partiel est une aide de l'état pour protéger les salaires et les contrats. 
J'ai donc pu en bénéficier et les deux salaires sont assurés par l'état, pour la fin mars et le mois d'avril. 

Pour moi, ce fut bien évidemment un grand soulagement. Les payer toutes les deux sans les rentrées d'argent de la boutique aurait été impossible.
 

Vous vous posez peut-être la question : pourquoi avoir demandé ce chômage également pour Noëmie ? N'aurait-elle pas pu continuer les ventes en ligne ?
Et bien ce fut un questionnement important. Car en effet, il est toujours possible de commander sur l'e-shop. Toutefois, j'ai décidé que Noëmie cesserait aussi de travailler le temps du confinement, et ce pour plusieurs raisons :

  • nous ne savions pas combien de temps durerait ce confinement
     
  •  j'ai décidé de ne plus faire partir les colis, étant donné que Mondial Relay a cessé son activité ponctuellement, que La Poste est également au ralenti, et que, le plus important : je ne souhaitais pas faire courir des risques supplémentaires, aux livreurs mais aussi à Noëmie. 
    De par le fait que les colis ne seraient pas envoyés, et j'appréhendais forcément une baisse des ventes.
     
  • mes fournisseurs étant fermés également, il m'était donc impossible de prévoir quand est-ce que je pourrai à nouveau aller racheter du stock. Nous aurions risqué d'être à cours, et donc de ne pas pouvoir continuer nos arrivages quotidiens en ligne. 

    Ces deux raisons impactant les ventes et le chiffres d'affaire en ligne.. Je risquais de ne pas pouvoir payer Noëmie à la fin du mois. Au moment de cette décision, je ne savais pas combien de temps durerait le confinement. Nous avons donc choisi la carte de la prudence.
     

A quelles autres aides ai-je eu droit ?

L'état a mis en place un fond de solidarité, dont j'en ai fais la demande et cela m'a été accordé ; j'ai donc reçu 1500€ d'aides en Mars.
J'ai pu également mettre en pause le loyer de la boutique, les factures d'eau et d’électricité, mais il faudra payer tout cela plus tard, c'est simplement reporté.

 

Alors en somme, est-ce que Look-Vintage est en danger ?

Et bien.. actuellement-tout-de-suite, non. Les mesures prises nous maintiennent la tête hors de l'eau pour le moment, nous avons grignoté la trésorerie mais pas entièrement pour le moment.


Mais l'avenir est tellement flou et incertain. Le virus est loin d'être KO, et il se passera surement encore des mois avant un retour à la "normale".

Je ne vous cache pas qu'il va être compliqué de tenir la situation sur la durée, avec des loyers qui s'accumulent.

Nous étions encore en période de stabilisation, avec les deux emplois que j'ai créé en septembre. Notre activité telle qu'elle était nous permettait de nous payer toutes les trois, mais il n'y avait pas de marges supplémentaires, pas de réel surplus, donc pas de trésorerie suffisamment importante pour nous permettre de tenir plusieurs mois.

Autre option : j'ai aussi la possibilité de solliciter un prêt bancaire, l'état ayant débloqué pas mal d'argents afin de soutenir les entreprises. 
Ce serait une solution pour supporter les mois à venir.. Mais également une pression supplémentaire sur notre chiffre d'affaire et nos bénéfices pour les années à venir. J'étudie encore à ce jour la question en pesant le pour et le contre, et en rentrant des chiffres dans des tableurs.

 

Que va t-il se passer pour la suite ?

Il a été annoncé qu'au 11 mai, la boutique pourrait ré-ouvrir ses portes. Si cette date est conservée par le gouvernement, nous ré-ouvrirons donc cette semaine là, le mardi 12, aux horaires habituels.
Bien entendu, je réfléchis et travaille à des mesures à prendre pour vous accueillir dans des conditions les plus sécuritaires possibles, afin que votre venue soit la plus agréable possible.

 

J'ai décidé d'aller racheter un peu de stock dès la sortie, afin que Noëmie puisse reprendre le travail et les arrivages quotidiens sur le e-shop, dès mi-mai.
Elle va commencer par préparer et vous poster vos colis - merci pour vos commandes de ces dernières semaines, et merci pour votre patience.
On espère que l'acheminement des colis ne sera pas trop compliqué.
 

Ensuite ?! Et bien on ne sait pas. Il est difficile de se projeter dans l’incertitude des mois à venir, donc nous verrons au jour le jour !


Je crois qu'une des choses à retenir de ce confinement, c'est qu'il nous oblige à nous recentrer sur ce fameux "au jour le jour"...
 

Dans le prochain article - qui arrive dans quelques jours, je vous raconterai l'après : une fois ces questions étudiées, ces démarches faites..

Je vous parlerai gratitude, déclics, soutien, moment présent, 
et ma recherche de solutions pour rebondir.

 

Prenez soin de vous. Merci pour votre soutien  ♥

 

Johanna

 

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